Convention Citoyenne pour le Climat et rénovation énergétique obligatoire

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La Convention Citoyenne pour le Climat, constituée de 150 citoyens tirés au sort parmi la population française, s’est déroulée entre octobre 2019 et juin 2020. Son rôle était de proposer au gouvernement « des mesures législatives et réglementaires qu’elle aura jugées nécessaires pour atteindre l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici 2030 par rapport à 1990 ». Parmi ces propositions, elle avait établi la nécessité de rendre obligatoire la rénovation énergétique globale des bâtiments à l’horizon 2040.

Alors que le projet de loi adaptant ces propositions est en cours d’élaboration par le gouvernement, la ministre chargée du logement (Mme Wargon) a quelque peu édulcoré cette mesure lors d’un congrès du logement fin 2020, en évoquant la nécessité de concilier ce projet ambitieux avec la réalité des propriétaires.

En réponse, une lettre ouverte a été adressée au Président de la République par une soixantaine d’associations concernées par le logement et l’écologie. Les signataires (dont le Secours Catholique, la Fondation Abbé Pierre ou France Nature Environnement) y appellent clairement au maintien de l’obligation de rénovation énergétique des logements dans la future loi sur le climat, « exclure, comme cela est proposé par certains ministères, l’obligation de rénovation globale du projet de loi viderait ce texte de son ambition sociale et climatique ». Ils y rappelle également ses engagements à Emmanuelle Macron en pointant du doigt les « passoires énergétiques », logements particulièrement énergivores et souvent précaires, « Monsieur le Président, vous vous étiez engagé à faire disparaître les 5 millions de passoires énergétiques d’ici 2025 ».

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