Diagnostic de performance énergétique (DPE): ce qui change en 2026 pour le logement et la rénovation

LinkedIn
Twitter
Facebook

Depuis le 1er janvier 2026, les attestations de changement d’étiquette énergétique concernant le DPE et l’audit énergétique peuvent être téléchargées sur l’Observatoire DPE-AUDIT de l’ADEME.

DPE, rénovation énergétique et logement : les principaux changements en 2026

La fin de l’année 2025 a été compliquée pour les diagnostiqueurs immobiliers, en raison de problèmes techniques liés à la mise à jour du moteur de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE). Le début de l’année 2026 s’est inscrit dans la même dynamique, avec la diffusion de reportages mettant en cause la fiabilité du dispositif. À l’approche de son vingtième anniversaire, prévu en 2026, le DPE demeure au centre de l’actualité réglementaire. Pour autant, l’avenir de la profession reste incertain, tout comme celui de la rénovation énergétique des logements.

DPE, audit énergétique et évolution du facteur de conversion

Les attestations de changement d’étiquette énergétique concernant le DPE et l’audit énergétique réglementaire peuvent être téléchargées sur l’Observatoire DPE-AUDIT de l’ADEME. Ces documents s’appuient sur les modèles officiels publiés fin décembre 2025 et intègrent la modification du facteur de conversion de l’électricité en énergie primaire (CEP/PEF).

Cette évolution ne nécessite pas la réalisation d’un nouveau diagnostic. L’attestation produite conserve la même durée de validité que le DPE initial. Environ 700 000 résidences principales devraient ainsi sortir de la catégorie des passoires thermiques. Cette mesure prolonge les effets de la réforme des petites surfaces, qui avait déjà permis de réduire le nombre de logements classés F et G. Tous les DPE et audits énergétiques réalisés à partir de 2026 tiennent désormais compte de ces ajustements.

Extension du DPE collectif aux petites copropriétés

L’obligation de réaliser un DPE collectif s’étend en 2026 aux copropriétés de moins de 50 lots dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013. Cette obligation existait déjà pour les immeubles en monopropriété et les copropriétés de plus de 50 lots, conformément à la loi Climat et Résilience.

Le DPE collectif est exigé même en l’absence de chauffage collectif, de projet de vente ou de location, ou lorsque des DPE individuels sont déjà disponibles. Dans les départements et régions d’outre-mer, cette obligation n’entrera en vigueur qu’en 2028. Comme le DPE individuel, le DPE collectif est valable dix ans, sauf s’il a été établi avant le 1er juillet 2021. Lorsqu’un diagnostic valide existe déjà, notamment dans le cadre d’un diagnostic technique global, il n’est pas nécessaire de le refaire.

Restaurer la confiance dans le diagnostic énergétique

La restauration de la confiance dans le DPE constitue un enjeu majeur pour l’année 2026. Les arrêtés publiés en juin 2025 ont permis d’amorcer plusieurs mesures, mais certains dispositifs restent attendus. C’est notamment le cas du nouvel annuaire national des diagnostiqueurs, accessible via un QR code, ou encore de la mise en place d’outils de traçabilité tels que la géolocalisation ou l’horodatage des diagnostics.

Parallèlement, les organisations professionnelles poursuivent leurs travaux pour améliorer les systèmes de contrôle, d’analyse et de suivi des diagnostics, notamment grâce à l’exploitation des données et à l’intelligence artificielle. Malgré des positions communes sur certains sujets, la filière demeure fragmentée, et la question de sa structuration reste d’actualité. Une nouvelle norme DPE est également en préparation, avec une publication annoncée pour l’été 2026.

Harmonisation européenne et aides à la rénovation

La directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments devra être transposée en droit français dans les prochains mois. Un projet de loi prévoit déjà plusieurs évolutions, telles que l’obligation de joindre le DPE aux baux reconduits ou renouvelés, la définition d’une rénovation dite « importante » et la réalisation obligatoire d’un DPE après travaux.

Enfin, l’absence de loi de finances pour 2026 a entraîné la suspension temporaire du dépôt des dossiers MaPrimeRénov’. Les demandes déposées avant fin 2025 restent toutefois instruites, avec des délais allongés. Les aides issues des certificats d’économies d’énergie continuent, quant à elles, de soutenir les projets de rénovation, dans un contexte de crise du logement et de transition énergétique renforcée.

Découvrez nos autres publications